Coup de nude

Et maintenant…

En période “after-event”, je suis complètement out… Et si d’habitude je peux vivre par procuration pendant quelques jours, un planning hyper chargé et l’hystérie collective qui s’immisce petit à petit tout autour de moi me mettent un putain de « bad bad mood ». Le rideau tiré sur l’édition d’un salon, le spleen tente sournoisement de s’installer pendant que la fatigue, elle, a déjà bien tissé sa toile… Mais parallèlement à cela, la passion brûle, elle me parle, me donne des envies, me consume. A l’heure où les conserves s’amassent dans les caves de certains d’entre nous, qu’en est-il de mes idéaux sous la grisaille ?

GRAPHIC TATTOO CONVENTION…

La deuxième édition passée, la question qui se pose maintenant est « y aura-t-il une troisième édition ? ».
Car en effet, les fidèles le savent, je sais tirer une révérence ou ne pas renouveler lorsque je n’ai pas envie de le faire. Si la Ladies Tattoo Convention était née pour ne durer que trois éditions, nous avons su nous tenir à ce que nous avions décidé dès le départ. Et à jeter un œil sur  Messenger, je devine l’inquiétude de pas mal d’artistes, désireux de savoir, d’être rassuré quant à leur envie de revenir. Il y aura bien une troisième édition, car ce salon n’est pas « limité » dans son concept. On se retrouve donc les 27 et 28 février pour cette édition 2021 qui verra sa configuration légèrement chamboulée. En effet, si cet événement est né de par l’envie de mettre en avant le mouvement du même nom, montrant qu’un tatouage ne se limite pas à la tendance ou des choses relativement classiques, c’est donc avec plaisir que j’ai échangé ce week-end avec plusieurs artistes de grand talent, avec l’envie de monter un espace de regroupement évaluant le niveau des artistes présents sur cet événement. Car dès le départ, le but était de recevoir des artistes à la griffe unique. A l’image des Otiss, Sabina Patiperra, Duna_Af, Okan Akgöl ou Pomalu cette convention n’est sensée accueillir, dans son développement, que des artistes dont l’empreinte est facilement identifiable, parce qu’ils ne travaillent que cela, ne jouant pas sur plusieurs tableaux mais sur un style, un trait, un genre unique. Un niveau encore plus élevé donc qui se sera pas la seule évolution proposée puisque la configuration du hall a déjà été revue, avec une entrée directement via le Casino 2000 et non plus par sa galerie. Parmi d’autres nouveautés, des concerts emboîteront le pas, en fin de journée, aux dj luxembourgeois qui seront à nouveau de la party.

CORONA VIRUS…

La panique installée, avec un peu de recul on se demande où on va réellement. Non pas parce que ce machin me fait flipper, loin de là… Mais parce que le manque d’intelligence et d’esprit critique (sorry) commencent à m’agacer profondément. Une grippe… Une simple grippe, c’est de cela que nous parlons. Nous recevons des messages nous demandant si des tatoueurs italiens sont présents… Les rayons des hyper-marchés voient leurs rayons concerves se vider à vue d’œil… Je lis des statuts Facebook (haaaaa Facebook et la grande intelligence qu’on y trouve souvent…) de tatoueurs demandant à leurs clients de ne pas venir au studio prendre rendez-vous ou de porter un masque lorsqu’ils vont venir se faire tatouer… Une grippe, une simple grippe les gars !!! Au pire, vous vous en sortirez avec deux semaines de congé (pour une fois que vous ne devrez pas faire semblant…). Dans tous les cas, après vérifications et confirmations, aucun événement n’est « en danger » au Grand-Duché de Luxembourg… Et oui, un pays soucieux de son bon fonctionnement pense intelligemment ! Pas de panique donc pour les prochains événements et participations programmés.

L’OMBRE…

Vous êtes vraiment nombreux à me le faire remarquer ou à me poser la question ces derniers temps et surtout ce week-end. « Non », je ne suis pas visible lors des interviews de L’entretien en 5 temps, pourtant filmé. « Non » je ne suis pas sur scène dans le jury des tattoo convention. « Non » On ne me voit pas en photo sur #thestormiscoming, sur les photos after event, sur les sites etc… Et enfin « Non », cela ne changera pas de si tôt ! Mais pourquoi ? Tout simplement parce que je ne fonctionne pas à l’égo. Là où d’autres ont besoin de se faire voir pour se sentir exister, je préfère de loin l’ombre pour pouvoir mieux orchestrer les choses, tentant de prendre un peu de recul et mieux analyser les choses. Mes événements j’y suis présent, je vieille, je tends l’oreille et garde l’œil ouvert, mais pas besoin que tout le monde sache « qui » je suis ! #thestormiscoming est un média où je m’exprime, parfaitement libre de dire ce que je veux. Mais cela changerait-il quelque chose si ma tronche y était affichée en grand ? Je ne pense pas… Pareil pour les interviews. D’une façon où d’une autre, dans tout ce que je fais, ou tente de faire, si la lumière est à placer quelque part, ce n’est pas sur moi. Qu’on la place sur le travail des artistes, sur les concepts que je présente, les idées que je défends, mais pas sur moi. Enfin, je l’avoue, il y a là aussi une façon de se préserver… Avec un peu de sarcasme, je pense à ces lumières bleues pendant l’ été qui attirent les mouches pour les tuer… Comprendra qui veut !

Ceci est posé là comme ça… Je ne sais pas trop pourquoi… J’en avais juste envie ! 🙂 Ça aussi c’est #thestormiscoming

Scylla…
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Crédit photo : Kai Pilger

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