Hello

HELLO – Ce qui ne nous détruit pas…

« Se battre pour ses rêves… », je ne sais pas pour vous, mais pendant longtemps j’ai lu, écouté ces articles et reportages traitant de façon presque monacale cette lutte absolue pour atteindre les astres, en me disant que cette chanson- là n’était réservée qu’aux autres… Mais parfois, ces derniers temps, la réalité me rattrape et me montre que certains d’entre nous, tout aussi décidés qu’un peu barges, parce qu’il faut aussi savoir l’être, osent prendre le risque de rêver. Un peu comme un joli pied de nez fait à la vie et au passé. Un peu à l’image de ce garçon que je vous présenterai ce soir, dans le live HELLO, sur Instagram. Un garçon qui, si vous êtes comme moi, vous impressionnera…

Tom Delville est un jeune belge de très bientôt 20 ans… Un garçon sans doute pas « comme les autres », n’ayant pas choisi un chemin tout tracé, mais plutôt une route sinueuse, sur laquelle il s’est aventuré un peu par folie… Mais une route qui lui va si bien ! D’un petit bon de quelques mois en arrière, on rencontrerait un Tom encore étudiant, en  kot dans la belle ville de Liège, en Belgique. Le jeune homme vient d’avoir son Bac, et entame des études en communication. Mais ses rêves sont ailleurs et le poussent à développer, en cachette toute la communication de l’entreprise de ses rêves : un magasin de prêt-à-porter pour hommes. Ainsi, il dessine l’esquisse d’un logo, crée une page Facebook qu’il gardera invisible et songe à ce que serait sa communication au fil du temps qui passe et des périodes marketing propres à la vente. Il faut dire que déjà tout petit, Tom transformait régulièrement sa chambre en boutique, l’enseigne dessinée à la main posée sur la porte de sa chambre, les meubles agencés pour improviser l’endroit en boutique. Ado, il s’était alors passionné par les contacts humains, la mode et les techniques de vente qu’il apprendra très vite, aidant sa maman sur sa boutique de prêt-à-porter destinée à la gente féminine cette fois.

Les jours passent, les examens s’amorcent pour Tom, mais son esprit s’évade ailleurs… Il évoque l’idée, mais se heurte à la dure réalité de la vie : les gens se focalisent sur les risques, plus que sur l’envol que peut nous prêter la passion. Jusqu’au jour où on lui annonce que le local commercial faisant face à la boutique « Plaisir d’offrir », la boutique de sa maman, jusqu’alors occupée par un fleuriste, va très bientôt se libérer. A l’instant, le sang coulant dans les veines du jeune homme et le rêve semblèrent ne plus faire qu’un, prenant à son cœur des battements comme on en entend rarement. Mais voilà, il est étudiant en haute école, il a signé un bail pour son kot, les examens approchent… L’opération s’annonce délicate et semée d’embuches. Peu importe… Sans en parler à quiconque, Tom contacte le propriétaire et lui demande d’enlever l’affiche, il prend le local. Rappelons qu’à cet instant, rien n’est fait… Rien n’est commandé… Rien n’est mis en place… Rien n’est dessiné, si ce n’est le rêve. Très vite donc, il entreprend de se désinscrire, de trouver un nouveau locataire et d’envisager la vie, ainsi que le risque vers lequel il fonce littéralement tête baissée. Lui qui ne connaît jusqu’alors rien à la structure administrative ou comptable d’une entreprise, sera formé par sa maman, tout en remuant ciel et terre pour que tout soit enfin prêt pour l’ouverture de sa boutique.

Vient ensuite l’étape du doute… Lorsque la réalité nous rattrape brutalement, nous menaçant de son doigt inquisiteur, donnant écho au discours tenu tout autour du jeune homme, lui rappelant qu’une boutique destinée à l’homme reste «  quelque chose de risqué ». Lors de notre échange, Tom m’avouera d’ailleurs avoir eu de mauvais moments à cette occasion… Devoir faire face à ce genre de dilemme alors qu’on a à peine 19 ans, avouons que cela n’est pas simple. Les mois passent, l’ouverture de « Combestaine », « sa » boutique, est programmée pour le mois de mai 2020. Début d’année, il part en vacances… Et commence à entendre parler du Covid-19. On connaît la suite de l’histoire… Le confinement est là, il menace le bon déroulement du projet et l’ouverture dont Tom rêve depuis si longtemps. Pourtant, pendant ce petit coup de pression dont il se serait bien passé, il continue à imaginer, à dessiner, à concevoir, à s’investir dans les travaux de réaménagement qu’il il fait presque tout seul ! La remise en question est perpétuelle… Mais au final, la boutique ouvrira comme convenu, tout s’étant finalement bien enchevêtré comme il l’avait espéré.

L’article pourrait en finir là… Une belle histoire, certes un peu folle, mais finalement si la folie n’était pas là, que serions-nous ! Pourtant, mon instinct, lors de nos échanges avec Tom, dans le cadre de l’élaboration de cet article, me susurrait à l’oreille que tout ne s’arrêtait pas là… Que reposait là autre chose dans l’histoire. Tom c’est ce garçon stylé, au charisme de dingue, s’exprimant avec une éloquence presque parfaite lors du live Facebook sur lequel j’étais tombé un peu par hasard. Avec surprise, le hasard n’existant pas, je me souviens avoir été rapidement bluffé par la façon dont il présentait ce live, tel un défilé n’ayant absolument rien à envier à celui des grandes collections… Tout cela à 19 ans !J’étais donc entré en contact avec lui, lui proposant cet article sur #thestormiscoming, échangeant au fil des jours en entendant à plusieurs moment la phrase « revanche sur la vie ». Alors au moment de notre ultime échange avant l’écriture de celui-ci, lorsque la ligne semble devoir se tirer, je m’aventure et ose la question… 

Pour celles et ceux qui se plairaient à lire les belles histoires de la mythologie grecque, le phœnix est un oiseau de feu qui, une fois mort, renaît de ses cendres… Avec un peu de timidité, Tom évoquera ces années de douleurs qu’il a vécues un peu plus tôt, subissant le harcèlement quotidien, le rabaissant, l’humiliant sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi. Une épreuve longue et lente, douloureuse, qui le poussera à se retrancher dans la littérature, la langue française et certains films lui apportant alors une maturité presque adulte. Enfant unique, il est solitaire, sait se débrouiller seul et se voir comme un ovni au milieu de ses camarades de classe… D’ailleurs de l’ovni, on lui fera souvent remarquer qu’il a l’ossature, histoire d’enfoncer le coup avec un peu plus de cruauté. Six années de galère qui iront parfois jusqu’aux menaces de mort. Six années de blessures et de chagrins mettant à rude épreuve son hyper-sensibilité. Mais six années qui n’auront pas eu, par bonheur, raison de lui et dont il se servira plus tard pour se construire plus fort que jamais. 

C’est finalement avec beaucoup de respect mais aussi d’admiration que j’aurai envisagé, puis écrit, cet article. La galère de Tom ressemble pour beaucoup à la mienne, celle où j’ai du voguer moi aussi pendant quelques années, avant d’en ressortir plus fort. Ceci étant, même si j’étais déjà bien actif à l’âge de 19 ans, jamais au grand jamais je n’aurais eu les épaules assez larges et sans doute le grain de folie qu’il aura fallu au jeune chef d’entreprise pour ne fût-ce qu’oser entreprendre ce que tu gères aujourd’hui ! C’est donc avec énormément d’admiration que je recevrai Tom ce soir pour parler avec lui de son quotidien de jeune gérant de boutique, ainsi que de sa vie et de la route qu’il lui aura fallu emprunter pour en arriver là où il est aujourd’hui. Comme d’habitude, le Live Instagram démarrera à 20h30 précises… Si d’aventure vous aviez des questions, n’hésitez pas pas à me les envoyer ou, mieux encore, à lui poser en live.

A ce soir.

Scylla…

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