Coup de plume

La vie avec toi…

Mon amour… Voilà un an, jour pour jour, que nos destins ont été officiellement scellés l’un à l’autre, que nous nous sommes dis “oui” pour le meilleur et pour le pire. Moi qui me sieds tant de l’ombre, tu le sais, j’ai du mal à afficher les choses; encore plus à les écrire lorsqu’elles vont bien. J’ai pris l’habitude de déposer ici mes maux, mes coups de sang, mes colères, mes mini-révolutions, mais jamais un mot sur ce bonheur que tu m’apportes au quotidien.

Un peu pour nous préserver de toutes ces ombres auxquelles nous n’aimons pas nous noyer, j’ai pris cette habitude de te laisser loin de toute cette lumière, de tous ces mots que je déverse ici. J’écris mes blessures, celles qui ne se refermeront jamais ou celles qui font déjà partie du passé. Sur la morsure du temps qui me fait peur et qui prend un malin plaisir à susurrer ces mots que tu ne sais. J’écris ces battements de cœur, mais c’est toujours sur ces choses que je n’ai pas su dire, pas pu vivre, pas su retenir… Sur mes petites morts avant que tu ne me redonnes vie. Je crie dans mes nuits envers et contre tous, l’absence, la douleur, le désespoir. Les traces indélébiles qui font saigner mon cœur. Et pourtant…

J’ai pris l’habitude d’écrire la tempête, pas le beau temps… Une peine à perpétuité, sans parler de lumière au bout du tunnel. Je n’écrivais des chansons d’amour que lorsque je n’en avais pas. Que je me retrouvais seul dans mon lit à pleurer parce que je ne savais à qui donner tout cet amour qui brûlait en moi. Tu vois mon amour, on n’écrit pas la chance qu’on a. On préfère se refaire mal, encore et encore, pour se rappeler qu’il est bon de briller aux côtés des étoiles. Parler des fautes , de la liste des choses qu’on a à reprocher… On ne dit pas qu’on est heureux, que tout va bien et qu’on ne manque de rien.  Des ténèbres qui voudraient s’étendre, mais qui ne le peuvent plus. Et pourtant…

La solitude je l’ai usée à force de maux et de mots. J’ai bravé les vents, espérons qu’ils ne retiennent mon écho. Parce que tout semble aujourd’hui n’avoir été qu’une simple reptation. Comme si je chantais dans ce vent, des jours entiers, espérant qu’un jour arriverait et qu’il ne poserait plus problème. J’écris trop souvent que j’ai pleuré, que j’ai crié, le mal que fait la douleur. Qu’avant toi, lorsque je chutais, il n’y avait personne pour m’aider à me relever. L’inventaire de toutes ces ombres, de la douleur et de la peur… Je ne compte plus les années où mon cœur a cessé d’exister. Et pourtant…

Et pourtant… J’aurais pu écrire plus souvent ces jours entiers où sans toi j’avais l’impression de ne pas exister. Parce qu’avant toi, j’ai l’impression que rien n’avait de ces saveurs que la vie m’apporte aujourd’hui… Un peu comme exister à peine. Parce qu’il n’y a que tes bras dans lesquels je peux me réfugier. Que ton sourire réchauffe le froid de mon hiver… J’ai tant espéré ce jour où une étoile brillerait. Je me souviens qu’avant, je ne vivais pas vraiment, je portais un masque un peu pour me rassurer. Mais aujourd’hui, pour me rassurer il me suffit de prendre ta main dans la mienne. Ces petits gestes qui pour l’autre semblent ne rien exprimer, mais qui pour nous tracent la vie sans parler.

La vie avec toi n’est que bonheur et c’est étrange… Ma vie ne m’avait pas habitué à cette parenthèse que tu as créée. Parce qu’il me suffit de regarder tes yeux pour sentir que je ne suis pas seul et que j’ai envie de ne plus le redevenir. J’avance, ma main dans la tienne, avec cette impression que l’éternité ne sera jamais assez longue pour notre amour. Avec toi tout semble revivre et renaître… Tout est beau ou semble finir inexorablement par le devenir. Tu me rassures, tu fais de mes lendemains quelque chose de plus beau. Cela n’a pas de prix ! Voilà maintenant un an jour pour jour que nous nous sommes dit « oui »… je sais que je ne l’écris pas assez, mais chacun de ces 365 jours ont été un pur instant de bonheur à tes côtés. Tu es finalement ce qui m’est arrivé de plus beau dans la vie. Cela me fait dire que vieillir à tes côtés m’aidera à lutter contre le temps et les peurs qui sont gravées en moi. On n’écrit pas qu’on est heureux… Peut-être tout simplement parce qu’il n’y a rien là à exorciser. Que l’exutoire n’a ici rien à voir. Et s’il fallait faire un vœu, le mien serait sans doute de ne jamais te perdre ! De l’amour, j’ai le sentiment de n’avoir jamais reçu autant.

Je t’aime plus que tout au monde !

Scylla…

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