Coup de plume

Ne sais rien…

Tu me dis que la terre ne va pas bien du tout, qu’on a tous un peu l’air… Mais sans en avoir l’air. Que je teinte mes mots d’une couleur absurde, habillés un peu fiers, qu’il ont tout pour leur plaire.
Ton regard est amer, sans doute est-il absout,  de refrains, de lumière… Qui nous ramènent à nous. La réponse aux enfers s’en remet-elle à Dieu ? Comme une fourmilière, noyée sous cette mer.

Tu me parles d’un ciel qui détourne le regard, à nous laisser mourir… Quitte à nous faire souffrir. Qu’il y a là le prélat dont ont ne sut que faire, la pénombre peu féconde d’un jardin bien trop sombre.
Tu dis il ou elle, d’une voix un peu grave, faudra-t-il assouvir… Et sans un seul sourire. Il n’y a pas d’univers que l’on dit un peu flou, juste l’imaginaire dont on connaît les frontières.

Ne sais rien… De mes larmes qui coulent au rythme de ces maux. De cette cette porte que je ferme, parce que marre de souffrir.
Ne sais rien… De ce monde dans lequel j’ai trouvé un refuge. De ce bruit un peu sourd, qui étouffe les oreilles.
Ne sais rien… De ce manque qui brûle, me consume peu à peu. De vivre sans écho, ou sans nos raisons d’être.
Ne sais rien… De ce naufrage amer, qui se fait en silence. Du fait de perdre pied, pour ensuite se noyer.

Tu me dis que la vie engouffrée dans un trou, a perdu toute envie… Éperdue dans l’ennui. Qu’il faut aimer sans but, un couteau à la main. Appliquer à la lettre un scénario sans lettres.
Si tu fermes les yeux, pour mieux m’étouffer. Une vie un peu las… Il n’y a plus à rire. Comme un enfant paumé, qu’on a abandonné. Les paupières cousues et les larmes fendues.

Tu me parles des cons comme si l’on était mieux, qu’est-ce qui différencie… La nuit et puis la lune. Qu’il y a-t-il là madame, embourbé dans la boue, qui ne peut te plaire mais que  tu aimerais faire.
Je suis comme un silence qui ne suit que la fête, qui résonne dans le vide… Et fait tourner la tête. Une terre qui a perdu sa rime, l’encre dissoute dans l’eau salée d’une larme qui coule.

Ne sais rien… De mes larmes qui coulent au rythme de ces maux. De cette cette porte que je ferme, parce que marre de souffrir.
Ne sais rien… De ce monde dans lequel j’ai trouvé un refuge. De ce bruit un peu sourd, qui étouffe les oreilles.
Ne sais rien… De ce manque qui brûle, me consume peu à peu. De vivre sans écho, ou sans nos raisons d’être.
Ne sais rien… De ce naufrage amer, qui se fait en silence. Du fait de perdre pied, pour ensuite se noyer.

Scylla…

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