Sans parure...

Ni jamais, ni toujours…

Toute la nuit dans ce silence, le poids d’un trop lourd secret. J’étais blessé, le cœur en larmes, mon âme avait trébuché. Quand dans la nuit, dans cette errance, l’ennui se plaît à jamais. S’il faut accepter de tourner la page, l’histoire étrange d’un abandon raconté. A ton tour que mes pensées soient détenues, il te faudra supporter. Ni jamais, ni toujours… Juste le moment d’oublier.

Toute la nuit j’ai eu beau chercher une façon de calmer la tempête, je n’ai trouvé que l’écho d’une blessure, d’une profonde envie de crier. L’envie de taire ces mains qui ne se croiseront plus, en moi doucement s’invitait. La vie est-elle un long voyage, que des non-dits avortés ? Mon coeur n’est fait que de sang et de cendres, même si je ne sais le dévoiler. Alors que dire de mon âme, de ces pensées décousues… Qui se bousculent dans l’émoi, jusqu’à pétrifier l’effroi.

Toute la nuit j’ai pleuré, dans cet abîme s’il te plait. Sous ce plafond pétrifié, je n’aime pas me vautrer, comme je n’aime pas m’exposer, tu le sais… Que serait ce lendemain, si seulement j’avais osé prononcer les mots. Du bout des doigts caresser de la vague le flot de la mer soulevée. Mais ça aussi tu le sais, moi je préfère dans la plaie les enfoncer. C’est un peu morbide, je l’avoue… Mais n’est-ce pas moi, s’il te plait ?

Toute la nuit j’ai susurré, sur mon nuage éreinté. Les maux d’un poison avalé, le temps qui s’est enfin arrêté. L’illogique synonyme de ce baiser que tu m’as volé, lorsque le rêve s’en est allé. Le poids de ce sort qui me pèse en secret. Pas demain, ni un jour… Pas de peut-être s’il te plaît. Il me faudra oublier. Il me faudra pardonner….

Scylla PIERCE

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