Gravé dans la chair

TRANSFIGURATIØN ET RÉALITÉ…

S’il est bien une chose nécessaire au monde du tatouage, ce sont ces idées, ces styles, ces griffes qui font qu’un tatouage restera à vie une pièce « unique ». Si certains préfèrent arborer une pièce plus traditionnelle, d’autres opteront pour une pièce plus réaliste (la grosse tendance depuis quelques années). Parfois, le mouvement graphique, qui lui aussi tente de s’imposer, un peu plus difficilement au Luxembourg, l’emporte. Et puisqu’il y a autant de griffes que d’artistes, certaines de celles-ci se veulent le mélange de plusieurs techniques, donnant naissance à des contre- courants tous plus intéressants les uns que les autres.

Nøska est un tout jeune artiste très prometteur, de 22 ans, exerçant dans la banlieue parisienne. Il tatoue depuis trois ans, après s’être formé auprès de plusieurs artistes différents : « J’ai commencé à pratiquer en allant sonner à la porte de plusieurs studios, afin de ne pas me confiner à une seule technique ». C’est le côté « art indélébile » qui l’a attiré à faire ce métier. Le contact avec l’humain, permettant de mettre sur papier, puis de graver sur la peau, à vie, l’histoire que lui racontent ses clients.

Son style à lui ? Un somptueux mélange entre le tattoo réaliste et le tattoo graphique (abstrait). Le résultat est assez évolutif : des portraits défigurés, décomposés se transformant peu à peu en quelque chose de complètement détourné de sa fonction première. On passe d’un trait totalement maîtrisé à des traits beaucoup plus expressifs, beaucoup plus thrash et violents. En bon artiste qu’il est, son inspiration, il la trouve un peu partout. « Il m’arrive d’écouter un morceau de musique qui va me parler, évoquer en moi une image, un thème, une scène, que je vais faire en sorte de construire en une pièce à tatouer par la suite ». Il n’est donc pas rare de le voir traîner dans les musées d’art, ou aux abords de structures architecturales modernes ou en décomposition, puisqu’il est aussi passionné d’Urbex, l’exploration urbaine visant à visiter des lieux construits de la main de l’homme et souvent laissés à l’abandon.

« J’aime l’idée des tatouages très sombres, aux connotations pas forcément joyeuses… »

Lorsqu’on lui parle des « grands » tatoueurs qu’il admire, il évoque des noms tels que « Chris Rigoni » pour le dynamisme qu’il place dans ses oeuvres, « Anrisj Straume » pour son univers atypique ou encore «Eliot Kohek » ou « Thomas Carli Jarlier ». C’est pour dire qu’il place la barre extrêmement haut !

Où sera Nøska dans dix ans ? Il ne le sait pas… Sa personnalité en fait un parfait électron libre qui ne se fixe pas et qui voit de belles opportunités se proposer à lui dans l’avenir. Dans tous les cas, vous le retrouverez sur le plateau « Tatoueurs » du salon « The Storm – International Tattoo Convention Reborn » qui se déroulera au Luxexpo The Box du 18 au 20 mai 2017. Mais pas que… Si son style vous plaît, restez bien attentifs aux prochaines annonces de The Storm et #thestormiscoming, il se pourrait bien que nous ayons une petite surprise à vous annoncer !

Scylla PIERCE

LIENS :

Studio :

BMC Concept
F-28000 Chartres
FRANCE

Page Facebook

Page Instagram

VOS COMMENTAIRES