Les yeux ouverts

Perspective surréaliste parisienne…

Reflet d’un mirage ou perspective troublée, certaines images nous laissent parfois un curieux ressenti de par les émotions qu’elles dégagent… Parfois, de véritables artistes, prennent un malin plaisir à titiller notre curiosité, en nous apportant plus qu’un travail de photographe. J’en ai découvert un ce matin et je dois vous avouer que, même en temps que passionné de l’image, rares sont les fois où le travail d’un artiste m’a autant touché dans son art. Petit zoom sur un artiste photographe qui n’a finalement rien à envier aux plus grands des peintres surréalistes !

C’est du haut de ses 23 ans que le jeune parisien répondant au nom de Georges Amazo m’explique qu’il photgraphie depuis seulement deux ans ! Et là, c’est la fin du monde, je tombe de ma chaise et je ne comprends plus rien à la vie… Deux ans seulement, pour arriver à ce genre de résultat ? On est limite proche du spectaculaire., à l’image de ses clichés qui donnent plus l’écho d’une oeuvre, que d’une simple photographie. C’est suite au roadtrip d’un ami, dont il visionne le travail qu’il tombe amoureux de cette forme d’art et décide de se lancer dans l’aventure. « En visionnant ses photos, j’étais transporté à l’instant T ou la photo avait été prise et je ressentais ainsi toute les émotions liées à ce moment ». C’est donc armé de son appareil photo qu’il descend dans les rues de la capitale française et qu’il immortalise le paysage urbain. A ce moment, Georges laisse déjà entrapercevoir une légère attirance pour le symbolisme, jouant avec les reflets, la lumière coule les effets du temps. Car finalement, c’est-ce pas cela que toute forme d’art demande ? Une histoire… Se retrouver face à une oeuvre qui nous transporte pour nous murmurer quelque chose à l’oreille.

Comme beaucoup d’autres artistes de sa génération, c’est sur Instagram, le très célèbre réseau social dédié à l’image, qu’il va la puiser. Il consulte des comptes de repost (des comptes dont la spécificité est de partager le travail d’artistes) et va chercher l’inspiration dans le travail d’autres mordus de photographie, mais pas que… Il s’inspire alors de ce qu’il voit et tente de reproduire les idées qui lui parlent, à sa propre sauce : « j’y apporte ma patte parisienne, tout en restant dans un univers un peu plus sombre ». Une première évolution dans son travail se fait alors sentir… L’artiste développe ses clichés autour de l’architecture urbaine, mais le mystère s’épaissit. Il travaille les couleurs, voir les supprime pour donner une nouvelle vie au scénario qui bascule dans le noir et gris, contrarié par des touches violentes de rouge. Mais Georges continue dans sa montée, il continue à se chercher et teste de nouvelles idées. Plus tard, il travaille d’autres gammes de couleurs, arbore des contrastes moins violents et plus modernes, donnant un coté plus réaliste, plus lumineux à ses clichés. « Plus le temps passe, plus je trouve mes couleurs… Mais cela a été compliqué, car il faut savoir que la gestion des couleurs varie selon chaque appareil… ».

« Plus le temps passe, plus je trouve mes couleurs… Mais cela a été compliqué, car il faut savoir que la gestion des couleurs varie selon chaque appareil… ».

Le temps passe… Les oeuvres se succèdent, la symétrie s’effondre et l’illusion s’installe. Peu à peu, le jeune photographe va penser la structure de ses oeuvres de façon différente, laissant un peu plus de place à la retouche pour sublimer l’histoire et ses abysses. L’oeil découvre d’autres contes, plus futuristes, symbolistes, voir surréalistes. Une nouvelle gamme de couleurs s’impose elle aussi, un subtil contraste de bleus et d’oranges prennent alors possession de la perspective. Le détail est aussi beaucoup plus flagrant… Le mouvement est en action, la ligne du temps se fracture, l’artiste a trouvé son style. Au final, on bascule d’un travail de photographe, à celui d’un créateur, qui modifie le scénario pour lui apporter un travail à la façon des illustrateurs contemporains.

L’univers dans lequel nous plonge aujourd’hui Georges Amazo est fait de règles qui n’appartiennent maintenant plus qu’à lui… Le voyage où il nous invite à chaque cliché nous fait basculer dans un univers qui pourrait inspirer les grands penseurs du cinéma futuriste. Et lorsqu’on parle de projets à l’artiste, il annonce l’ouverture prochaine d’une chaine YouTube où il y développera des tutos de retouches Photoshop, façon « Dark » dont seul lui a le secret.Il annonce aussi bientôt se mettre à la vidéo… Et quand on voit le talent dont chaque pixel déborde, on ne peut qu’imaginer que le succès sera au rendez-vous ! Dans tous les cas, je ne manquerai pas de suivre cela, pour pour en faire part… D’ici là, rendez-vous en bas de page, histoire d’admirer son travail et de le suivre sur Instagram !

Scylla PIERCE

LIENS :

GEORGES ARMANDO

Artiste photographe parisien

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