Faut qu'ça bouge

S’il était une fois Déborah…

L’histoire est digne d’un conte de fée des temps contemporains… Un peu plus folle, un peu moins sage que celle des contes de fées. Elle réchauffera vos coeurs, plongés dans le froid d’un début d’automne, durant tout le week-end de la Ladies Tattoo Convention. Il est temps de découvrir un peu du voile de mystère qui recouvre cette deuxième édition de l’événement. Parlons de Déborah Teine.

Gameuse travaillant dans l’informatique, Déborah passait son temps à jouer aux jeux vidéos ou sur son piano, à composer de la musique… C’est peut-être dur à croire, mais le début se l’histoire se conte ainsi. La passion pour la musique et la danse laissées de coté, c’est dans un quotidien très sage que la jeune fille s’était plongée peu à peu. Un jour, tournant paisiblement les pages de la vie, elle posa les yeux sur le travail d’une amie et découvrait que celle-ci s’adonnait à des prestations de danse, mélangeant la sensualité et la manipulation du feu. L’esthétique du moment ayant séduit son âme un peu stoïque, Déborah décida sans trop réfléchir de se lancer dans l’expérience et d’elle-même danser aux cotés de l’élément brûlant.

« J’aime beaucoup les danses langoureuses, qui véhiculent quelque chose de puissant et qui suggèrent une forme de séduction… »

Elle rejoignit donc une troupe travaillant dans un grand club parisien, où elle interprétait le rôle d’un personnage futuriste manipulant des mains de feu. Dansant pour la foule qui réagissait aux mouvements de son corps, les regards rivés sur elle, son âme se mélangeant petit à petit avec la nuit, elle fut immédiatement séduite par ce nouveau style de vie et décida d’en faire son métier. Elle multiplia donc les prestations sur la capitale française et les régions proches, mais pas que… Puisque passionnée depuis son enfance par les univers médiévaux, elle eu aussi l’occasion de prester pour des événements exploitant cette thématique. Le début de rencontres humaines et enrichissantes qui influenceront considérablement son avenir.

« Danser avec le feu, c’est prendre le risque de s’exprimer avec un élément dangereux qui a lui-même une manière singulière de s’évoquer ».

Aujourd’hui l’artiste qui n’a pas délaissé la France, est tout de même amenée à voyager pour vivre de sa passion dans les pays comme la Pologne ou le Maroc. Entre deux vols, elle passe son temps à réinventer, avec passion, ses personnages, ses tenues, soignant ses chorégraphies et sa communication sur les réseaux sociaux. Elle avoue néanmoins avoir un faible pour les tattoo conventions, qui lui apportent un public passionné et des rencontres avec d’autres artistes qui l’inspirent. L’artiste évoque sa nouvelle vie comme étant remplie de challenges qui lui permettent de ne pas s’ennuyer… L’ennui qu’elle veut sans doute être son pire ennemi.

S’il est facile, je pense, pour une jolie fille de se dénuder et d’utiliser le feu comme camouflage pour justifier la nudité… J’ai été particulièrement surpris par le discours et la personnalité passionnante de Déborah qui a fait preuve d’une grande intelligence lorsque je l’ai rencontrée dans le cadre de cet article. Car il faut l’avouer, des performeuses manipulant le feu, il y en a beaucoup… Mais souvent, une fois passé les premières secondes impressionnantes de la prestation, c’est un univers morose, non loin de l’overdose qui s’offre à nous, aucun réel univers, ou talent n’étant au rendez-vous. Ici, la jeune fille lorsqu’elle se met à danser, nous emporte dans une étreinte entre elle et son double flamboyant : le feu !

Deborah se produira, avec beaucoup d’impatience, le week-end des 06 et 07 octobre, lors de la deuxième édition de la Ladies tattoo Convention. Retrouvez- là donc au Luxembourg dans quelques jours…

A très vite…

Scylla PIERCE

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