Coup de stress

Taper la bise…

Salut les Stormies… Chez vous, comment ça se passe ? On fait combien de bises quand on tape la bise du coup ? Une chose est sûre, depuis un peu plus d’un an, on ne la tape plus vraiment, voire pas du tout… « Stoppez les embrassades » ils ont dit à la télé. Y aurait-il peut-être finalement quelque chose de bien dans cette vague de conneries qui nous a envahis ?!

J’sais pas pour vous, mais de mon côté, ayant beaucoup vagabondé, la bise je l’ai faite et souvent… Une fois par personne et par bonjour en Belgique… Enfin, pas partout, parce que dans certains coins c’est deux ! Quand on sortait en France c’était d’office deux fois par personne et par bonjour. Mais c’est pas partout comme ça, parce que dans certaines régions, là encore, ça change. Arrivé au Luxembourg, c’était trois fois par bonjour et par personne. Je ne sais plus où, il m’est même arrivé de devoir en taper quatre d’un coup. Bon, après… Faut avouer que dans certains cas, c’est plutôt intéressant pour se rapprocher d’une personne qui nous a tapé dans l’œil « l’expression hein… »… Mais faut avouer aussi que lorsque c’est pour taper la bise à la grand- tante Edwige avec son poil qui pique au menton, où encore le gros puant qui croit vous connaître parce qu’il prend le métro avec vous tous les matins, c’est un peu moins « sexy ». 

Une autre chose que j’ai remarqué, c’est que selon les régions, les machos sont un peu plus machos qu’ailleurs, ou un peu moins que les autres… Par exemple, du côté du sud de la Belgique, les mecs se tapent la bise sans soucis, pas de problème de remise en question de leur virilité avec ça, que du contraire… On peut imaginer que c’est ceux-là qui se filent des petites claques amicales sur les fesses au sortir des douches communes après le foot. Par contre, au Luxembourg, les hommes ne se font pas la bise, même lorsqu’ils se connaissent depuis longtemps « c’est réservé aux femmes »… Imaginez le résultat que cela pourrait provoquer sur leur pseudo virilité !!! 

Mais du coup, relâchement oblige, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais certains d’entre nous, l’esprit sans doute un peu rebelle, commencent gentiment à taper la bise… Mais alors que la bise semble faire son Come-smack, les gens qui la distribuent généreusement auraient-ils oublié que nous allons tous mourir ? Parce que voilà, ça fait un peu plus d’un an qu’on nous explique toutes ces vilaines choses, ces vilains microbes et ces sales bactéries, mononucléose, herpès, rubéole, méningite, morpions (ha non, ceux là c’est pas comme ça…), bref cette quantité astronomique de maladies qui peuvent se transmettre en se faisant la bise. A cette longue liste s’ajoute évidemment le coronavirus, super méga star du postillon et de tout contact facial avec autrui. Et si caché derrière votre écran, vous rigolez grassement à la lecture de cet article un peu bidon, vous pensant bien à l’abri de la chose, la sanction étant généralement réservée aux filles, n’oubliez pas que dans cette phrase règne allègrement le mot « généralement » et que tôt ou tard, ça pourrait aussi vous tomber dessus !

En ce qui me concerne, sauf si vous êtes un pur canon, avec quelque chose entre les jambes, la gueule d’un beau ténébreux pas trop poilu, je dois avouer que le contact avec des joues étrangères n’a rien de très séduisant qui pourrait me séduire. Surtout lorsque la personne qui s’approche gracieusement de vous a des boutons purulents pleins les joues… Heureusement pour nous, faire la bise à la grand- tante Edwige dont je vous parlais plus haut, n’est pas un mode de reproduction officiel (quoi qu’avec elle…). Du coup, en cas de dérapage avec cette grosse perverse qui réclame grassement son bisou, rassurez-vous, on ne risque pas de la découvrir enceinte dans quelques semaines.

En France, deux camps s’affrontaient à ce sujet, dernièrement… D’un côté ceux et surtout celles qui,  guidées par une députéE, proposant un bon serrage de main machiste entre collègues, comme on se la serre entre hommes, plutôt que la bise en arrivant au bureau. De l’autre côté, les gros biseux qui semblent ne vivre que pour cet instant magique où la belle Séverine arrivera le matin, toute fraîche et pimpante. En gros, les bâtards, gros enfoirés qui font la fine bouche, nous prennent de haut et reculent la tête pendant qu’il vous signifient une bonne distanciation en vous tendant largement la main, le bras, l’épaule parfois… Contre les pervers, ces vieux et gros cochons qui lécheraient bien la machine à café s‘ils le pouvaient, tant ils aiment ça, se frotter contre nous allègrement. 

Mais a-t-on finalement vraiment analysé ce que c’est que de se faire la bise ? N’imaginez plus la bise d’origine, celle qui voulait que des livres se déposent contre des joues, on n’est pas dans une pub que les féministes nous hurleront dans l’oreille comme « obscène ». De nos jours, on tape la bise en mettant sa joue contre une autre joue (n’essayez pas de vous auto-taper la bise, ça n’est scientifiquement pas possible) et en faisant un bruit se snack avec la bouche (bah ouais généralement ceux qui ne font pas le bruit du smack passent pour des gros fils de Biiiip. Du coup, plus vraiment d’utilité à la chose… Ce débat pourrait donc sembler très stérile… Rendant par essence même cet article complètement inutile ! Pas grave, je l ‘ai presque fini, je continue quand même, vous ne le lirez de toute façon pas, bande de gros bâtards !

Tout cela étant finalement très déstabilisant, ne sachant jamais vraiment s’il faut en faire une, deux, trois ou mille… Si vous vous préparez à partir en été du côté de la France, pour éviter de vous rendre la vie compliquée et d’éviter les instants plutôt gênants lorsqu’on vous présentera quelqu’un que vous ne connaissez pas, un site a été créé et permet de savoir combien de bises on doit taper lorsqu’on se trouve dans un endroit où l’on se trouve : www.combiendebises.com

Enfin… Je vous rappelle que « taper la bise » à l’heure actuelle peut toujours vous coûter 135 balles… Du coup, si c’est pour venir faire la bise à cette salope de Nelly que vous ne pouvez pas saquer, je ne vois pas vraiment le but de la chose !

Et si vous n’avez pas réellement compris l’intérêt de cet article, rassurez-vous, ce n’est pas grave… Il n’y en a pas vraiment ! Ceci étant, vous pouvez me dispensez du rapprochement interminable, je ne vous ne voudrais absolument pas. A bonne entendeur…

Scylla…
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Illustration cover : www.yatuu.fr