Coup d'état

Titre censuré pour votre sécurité…

Donc, si j’ai bien tout suivi, on commence par nous enfermer chez nous, en nous privant de libertés… Nous interdisant tout un tas de choses comme de nous voir, de nous toucher, de serrer nos proches dans nos bras. Finie la fête, finis les potes, finies les sorties, les regroupements, rencontres, réunions sont bannis de nos vies.

On nous impose de rentrer à une certaine heure et de ne plus sortir de chez nous jusqu’à une autre, imposée elle aussi. On nous place sous  quarantaine, sous surveillance, sur écoute, on contrôle, on épie, on espionne, on nous écoute ! On nous apprend à dénoncer aussi… Dénoncer notre voisin comme l’inconnu, du moment qu’on balance c’est le principal. Interdiction d’acheter, ou juste quand on nous l’autorise, mais pas n’importe quoi… De toute façon les magasins sont fermés ! On redéfinit le terme d’essentiel… Détruisant sans que vous ayez votre mot à dire la structure que vous aviez construite, histoire de ne dépendre de personne et de récolter ce que vous avez semé. On pose là un problème, on vous l’impose, sans apporter de solutions concrètes… On les évoque au mieux, sans parler de toutes ces petites lignes en bas de page, celles que personne ne lit, mais qui feront la différence et de belles économies pour ceux à qui on devra quand même payer, parce que dans l’autre sens, les petites lignes n’existent pas ! On nous parle d’un vaccin, qui ne serait pas « obligatoire », ce serait contraire à toute forme de liberté, de libre- arbitre ou de démocratie… Mais si vous ne vous faites pas vacciner, plus de voyages, plus d’événements, plus de vie sociale, on fera en sorte de pourrir votre vie (un peu plus que maintenant ?) et de vous enlever toute vie sociale… Peu importe que deux têtes vous poussent demain, elles ne réfléchissent déjà plus de toute manière. Mais ça, quand bien même, c’est pour demain, pour l’instant restez chez vous, enfermez-vous, ne travaillez pas, ne gagnez pas votre vie et taisez-vous !

Quitte à avoir perdu des éléments en cours de route, l’année fut tellement pourrie qu’on ne sait plus vraiment finalement par où en prendre le bout, on aurait pu croire que le chaos dans lequel nous baignons actuellement aurait une fin… On y a cru et on a tous regardé dans la direction de l’année suivante. En vain… L’utopie était une belle illusion. Et histoire de nous plonger un peu plus dans le néant, l’offensive continue et nous annonce que dorénavant les réseaux sociaux, à l’image des très controversés Twitter and Co, pourront délibérément supprimer tout post ou commentaire qui « véhiculerait une information jugée éronnée ». Mais sur base de quel critère ? Qui sera mandaté pour venir décider, juger, de la crédibilité d’une question, d’un avis ou d’une tentative d’éveiller la foule ? Parce que c’est finalement bien de cela qu’il s’agit… Non pas d’éliminer les fake news, ça c’est plus intéressant de les censurer momentanément ou lorsque cela leur plaît, un peu comme pour les élections aux States… Ici, ce n’est pas réellement la fake news qui est visée, mais plutôt la liberté de pouvoir se questionner, poser des questions, ouvertement et d’échanger. Ainsi, privé de toute réflexion en public, puisque vous ne pouvez finalement plus le faire en réel, votre libre arbitre ne pourra plus exister qu’en se limitant à un cadre privé, en petit comité. Qui viendra donc nous enlever cela ? Parce que si ce sont les esprits bien pensant de Facebook, ceux qui censurent la photo d’un téton pour flouter une décapitation, je me pose de sérieuses questions sur cette logique que je n’ai toujours pas comprise.   

Conspirationniste… Il y a des mots comme ça qui sont parfois ressortis de leurs contextes et replacés de façon très habile, pour vous faire dire ce que vous n’avez pas dit. Parce que c’est bien connu, poser une question équivaut à se positionner fermement, le noir ou le blanc ayant définitivement tiré un trait sur les notions de gris et noyé ce pauvre point d’interrogation qui a finalement choisi de se pendre, à défaut d’être compris ! On nous reproche de rassembler des éléments, d’être choqué par un ensemble de choses que l’on ne comprend pas… Les experts parlent et se contredisent, nous parlant de tout et son contraire. Pas plus de cohérence finalement que ces politiciens qui n’en savent pas plus que nous, mais qui tentent d’improviser tant bien que mal, au détriment de nos vies parfois, pour seule différence le nombre de zéros derrière le chiffre qu’ils recevront en fin de mois, là où vous devrez compter ceux que vous devrez payer. Ne réfléchissez pas, ne vous posez pas de questions, avalez cette nourriture déjà pré-machée pour vous, histoire que vous n’ayez plus qu’à avaler. Plus rien à digérer, plus rien à penser, asseyez-vous confortablement devant dans votre canapé, allumez la télévision et consommez ! Mais taisez-vous… 

On nous raconte que la tyrannie, que le dictaria n’existent pas, ou qu’il est ailleurs… « Regardez dans quel confort vous vivez » nous dit-on pour nous raisonner, un regard accusateur posé sur nous, histoire de bien nous faire culpabiliser. Mais la dictature ce n’est pas que faire tomber des têtes. La dictature, c’est d’abord, progressivement, nous imposer des règles allant à l’encontre de nos droits, ceux pour lesquels nos grands-parents et leurs grands-parents à eux se sont battus. C’est un peu comme expliquer à la femme qui est descendue dans la rue au XXe siècle qu’elle doit troquer sa jupe contre un pantalon et qu’elle n’a cas accepter, puis se taire. « Elle peut travailler, c’est déjà ça ! » concluerait-on ce discours méprisable.

J’ai toujours eu un problème avec le fait de me taire… J’en ai un autre avec le fait qu’on m’impose de ne pas pouvoir m’exprimer et dire que je ne comprends pas, que je suffoque et que je ne trouve pas de logique, là où on me dit qu’elle repose. Je n’ai pas vu ma famille depuis bientôt un an. Je me lève pour attendre… Mais attendre quoi ? Parfois je ne le sais plus vraiment. Est-ce la sentence ? Est-ce l’autorisation ? La seule chose que je connais c’est cette incertitude de l’avenir, cette boule au ventre qui m’empêche de vivre l’instant, me menaçant de ce qui pourrait tomber à tout instant, sans prévenir. Je ne peux qu’attendre, en silence, la peur au ventre, comme on l’attend d’un brave petit agneau. Fini l’esprit critique, le pouvoir d’oser dire « non » ou de ne pas croire aveuglément ce qu’on nous donne comme info, dans cette presse nauséabonde beaucoup plus intéressée par l’audimat de ses gros titres scandaleux. On nous ment, on nous manipule, mais rien de nouveau avec cela… Ce qui est nouveau c’est le poids de ce pouvoir qui refuse qu’on le remette en cause, qu’on le remette en question, qu’on n’accepte pas qu’il reste muet à nos demandes. Pour le pouvoir, les larmes ne sont que marketing, elles ne se distribuent que lorsqu’il semble intéressant de s’engouffrer dans la brèche pour redorer son blason et lui donner un semblant d’enveloppe « humaine ». Mais désolé, l’humanité ne va pas de paire avec la dictature !

Scylla…

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